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Georges III - règne

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Les premières années du règne de George III furent marquées par une instabilité politique, émanant en grande partie du désaccord survenu après la Guerre de Sept Ans. Le favoritisme que montra George III envers les conservateurs poussa les libéraux à dénoncer George III comme autocrate, comme le fut accusé jadis Charles Ier d'Angleterre. En 1762, George III remplaça le gouvernement libéral de Thomas Pelham-Holles, duc de Newcastle par un gouvernement conservateur dirigé par John Stuart.

En 1763, après la signature du Traité de Paris (10 février 1763), John Stuart démissionna, il fut remplacé par le libéral George Grenville. Cette même année, George III publia la proclamation royale qui interdisait l'expansion vers l'ouest des colonies américaines pour ne pas froisser les Amérindiens. Cette proclamation fut très impopulaire auprès des Américains, elle provoqua de graves dissensions entre les colons et le gouvernement britannique. En 1765, George Grenville créa la loi du timbre, loi qui donnait un droit de prélèvement sur tous les documents britanniques en Amérique du Nord. Le roi s'exaspérant des tentatives de George Grenville pour réduire ses prérogatives, il tenta vainement de persuader William Pitt l'Aîné d'accepter le poste de Premier ministre. Après un bref ennui de santé qui présageait les maladies à venir, George III s'arrangea pour écarter George Grenville et former avec le libéral Charles Watson-Wentworth, marquis de Rockingham un nouveau gouvernement. Charles Watson-Wentworth avec l'appui de George III abrogea la loi très impopulaire du timbre, mais son gouvernement fut faible. En 1766, William Pitt l'Aîné lui succéda et fut créé comte de Chatham. Les actions de William Pitt et de George III furent si populaires en Amérique que des statues des deux hommes furent érigées à New York. William Pitt tomba en disgrâce en 1767 et fut remplacé par Augustus FitzRoy (3e duc de Grafton).

En 1770, ce gouvernement fut remplacé par les Tories. Le gouvernement du Premier ministre Frederick North apporta beaucoup de mécontentement en Amérique. Pour apaiser l'opinion américaine, la plupart des droits de douane furent supprimés, exceptés les taxes sur le thé. A Boston, en 1773, à des fins de protestation politique, une foule jeta dans le port 342 caisses de thé (cet évènement est connu sous le nom de «Boston Tea Party»). En Grande-Bretagne, l'opinion publique se durcissant à l'encontre des colons, William Pitt et Frédric North d'un commun accord déclarèrent la destruction des caisses de thé comme un acte certainement criminel. Frédéric North présenta dès lors des lois punitives, connues par les colons sous le nom de Lois coercitives ou Lois intolérables. L'activité du port de Boston fut arrêtée, les élections législatives dans la colonie du Massachusetts furent suspendues.

Les événements détaillés des années 1763 à 1775 tendent à disculper George III de sa responsabilité dans la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.

La Guerre d'Indépendance américaine

washington_crossing_the_delaware_by_emanuel_leutzeArticle détaillé : Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.La Guerre d'Indépendance américaine débuta en avril 1775 par un conflit armé opposant les militaires de carrière britanniques aux miliciens coloniaux en Nouvelle-Angleterre. Un mois plus tard, les délégués des treize colonies britanniques rédigèrent une proposition de paix connue sous le nom de Pétition de la branche d'olivier, proposition que Londres rejeta, prétextant que la guerre était déjà déclarée. Le 4 juillet 1776, les colonies se déclarèrent indépendantes de la Couronne britannique et devinrent une nouvelle nation (les États-Unis d'Amérique). La Déclaration d'Indépendance des États-Unis fut une longue liste de réclamations contre le roi de Grande-Bretagne, la législature et le peuple britannique. Parmi les griefs retenus contre George III cette déclaration mentionnée : « Il a abandonné le gouvernement des colonies. Il a pillé nos mers, ravagé nos côtes, brûlé nos villes et détruit les vies de nos compatriotes ». A cette nouvelle, George III fut indigné.

Pendant cette Guerre d'Indépendance, les Britanniques prirent New York (1776), ils élaborèrent une stratégie dans le but de prendre le Canada, mais ils échouèrent dans cette entreprise suite à la reddition du général John Burgoyne lors de la bataille de Saratoga en septembre et octobre 1777. Le 6 février 1778, la France, principal adversaire de la Grande-Bretagne, signa un traité d'amitié avec les États-Unis. Frederick North demanda la remise des affaires politiques à William Pitt qu'il pensait plus apte. George III refusa cette proposition et demanda à William Pitt de se mettre au service de Frederick North. William Pitt refusa cette offre et décéda quelques mois plus tard. La Grande-Bretagne était alors en guerre contre la France, avant de l'être en 1779 contre l'Espagne.

George III s'obstina dans cette guerre engagée contre les colons d'Amérique du Nord, en dépit des conseils de ses ministres. Granville-Levenson-Gower et Thomas Thynne indignés d'être mêlés à cette guerre démissionnèrent du gouvernement. Frederick North partagea l'avis de ses collègues, mais demeura au gouvernement. George III finit par abandonner l'espoir de soumettre l'Amérique par des troupes puissamment armées, mais, plus important, il ne put se résoudre à reconnaître l'indépendance des Américains et, pour les punir, il leur promit une guerre éternelle. Son plan fut de conserver 30 000 hommes de garnison stationnés à l'île de Rhodes Island, à New York, au Canada et en Floride, d'autres forces attaqueraient les Français et les Espagnols aux Indes occidentales. Pour punir les Américains, George III projeta de détruire leur commerce, bombarder leurs ports, brûler les villes situées le long des côtes (comme dans le Connecticut)et pousser les Indiens à attaquer les civils aux frontières. Ces opérations, pensa George III inspireraient les loyalistes, briseraient le Congrès, un continuel harcèlement appauvrirait les rebelles, jusqu'au jour où le mécontentement et la déception se changeraient en remords et en pénitence. Ce jour là, les rebelles supplieraient pour revenir au sein du royaume britannique. Ce plan signifiait la mort pour les loyalistes, la prolongation d'une guerre coûteuse, le risque d'un désastre pendant que les Français et les Espagnols réuniraient une armada pour envahir les îles britanniques et sa capitale.

En 1781, la nouvelle de la reddition de Charles Cornwallis au siège de Yorktown arriva à Londres. En 1782, après avoir dissuadé le roi d'abdiquer, Frederick North présenta sa démission à George III. Finalement, le roi accepta la défaite en Amérique du Nord et autorisa l'ouverture des négociations de paix. Le traité de Paris et le traité de Versailles signé le 3 septembre 1783 qui mirent un terme à la Guerre d'Indépendance américaine furent ratifiés en 1783. L'ancien traité prévoyait la reconnaissance des États-Unis par la Grande-Bretagne, la cession de la Floride à l'Espagne, la garantie d'accès pour les pêcheurs français sur l'île de Terre-Neuve. En 1785, John Adams fut nommé ambassadeur des États-Unis en Grande-Bretagne. George III se résigna concernant les nouveaux rapports entre son pays et les États-Unis, il dit à John Adams : « Je serai le premier pour reconnaître l'amitié des États-Unis et sa puissance indépendante ».

L'instabilité ministérielle

Après l'effondrement du ministère North en 1782, Charles Watson-Wentworth devint, en mars 1782 Premier ministre pour la seconde fois, mais il décéda le 1er juillet 1782. William Petty FitzMaurice lui succéda, mais Charles James Fox refusa de servir sous le ministère Schelburne et exigea la nomination de William Cavendish-Bentinck, duc de Portland. Sous la pression de la Chambre des communes, Schelburne et son gouvernement furent remplacés par la coalition Fox-North (1782). William Cavendish-Bentinck fut donc nommé Premier ministre, mais ne fut qu'un prête-nom. Charles James Fox reçut le portefeuille de ministre des Affaires étrangères (1782 à 1783), Frederick North fut nommé secrétaire d'État.

George III fut très affligé de nommer des ministres pour qui il ne ressentait aucune sympathie. Mais le ministère Portland acquis rapidement la majorité à la Chambre des Communes, il pouvait, dans ce cas être difficilement limogé. George III fut extrêmement contrarié, lorsque le gouvernement lui présenta le rapport concernant l'Inde, qui proposait de réformer le gouvernement de l'Inde en transférant la puissance politique de la Compagnie indienne de l'Est aux commissaires parlementaires. Après le vote de la Chambre des Communes, George III autorisa George Nugent-Temple, 1er marquis de Buckingham, à informer la Chambre des Lords qu'il considérait n'importe quel pair ayant voté pour ce rapport comme son ennemi. Le rapport fut rejeté par les lords, trois jours plus tard, le ministère Portland fut démis de ses fonctions. William Pitt le Jeune fut nommé Premier ministre avec pour secrétaire d'État George Nugent-Temple. Le 17 novembre 1783, le Parlement vota une condamnation concernant l'influence que détenait le souverain dans le vote parlementaire comme « un grand crime » et William Pitt le Jeune et George Nugent-Temple furent dans l'obligation de démissionner. Le départ du secrétaire d'État déstabilisa le gouvernement durant les trois mois suivant et perdit sa majorité, le Parlement fut dissous. Dans cette nouvelle élection, William Pitt trouva la stabilité politique.

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Pour George III, la nomination de William Pitt le Jeune au poste de Premier ministre fut une grande victoire. Le roi démontra qu'il détenait toujours le pouvoir de nommer des Premiers ministres sans l'aide d'un groupe parlementaire. Pendant toute la durée du ministère Pitt, George III soutint plusieurs de ses objectifs politiques. Pour venir en aide à William Pitt, le roi créa de nouveaux pairs. Un grand nombre de ces nouveaux pairs ont envahi la Chambre des Lords et permis à William Pitt de maintenir une majorité ferme. Pendant la durée du ministère Pitt, George III fut extrêmement populaire. Le peuple soutint les explorations dans l'océan Pacifique demandées par le roi. George III apporta également son aide à l'Académie royale avec de grandes concessions faites sur ses fonds privés. Le peuple britannique eut beaucoup d'admiration pour la fidélité de George III envers son épouse, ce qui le différenciait de ses prédécesseurs. De grandes avances furent faites dans le domaine de la science et de l'industrie.

Cependant, la santé du roi George déclinait. Il était atteint d'une maladie mentale, qui de nos jours nous fait penser aux symptômes de la porphyrie. Une étude sur les mèches de cheveux de George III indique un fort taux d'arsenic, qui fut peut-être le déclencheur de cette pathologie. Le roi eut un bref accès de la maladie en 1765, puis en 1788, cette indisposition fut plus longue. Son état de santé empira: il était alors gravement atteint, parlant pendant de longues heures sans s'arrêter. De fausses histoires circulèrent au sujet de la maladie du roi, telle que celle où il voulut serrer la main à un arbre qu'il prenait pour le roi de Prusse. En novembre 1788, lors de la convocation du Parlement, le roi ne put, comme c'était l'usage, communiquer l'ordre du jour pour la prochaine session législative. Selon l'usage ancestral, le Parlement ne pouvait commencer ses travaux sans le discours du trône. Le Parlement ignora la coutume et commença ses travaux. Charles James Fox et William Pitt discutèrent sur les limites autorisées pour gouverner pendant la maladie d'un souverain. Bien que les deux parties aient convenu qu'il serait plus judicieux que le fils aîné de Georges III, héritier du trône, prince de Galles puisse assurer la régence, ils furent en désaccord concernant les règles de celle-ci. Charles James Fox considérait que c'était au prince de Galles d'assurer la régence au nom de son père malade ; William Pitt arguait qu'il était préférable que ce fût le Parlement qui désigna le régent. Des démarches retardèrent la réunion du Parlement. Celui-ci réclamant l'ouverture de la session par le roi, aucune autorité ne put obtenir la réunion du Parlement. William Pitt proposa une solution basé sur une obscure fiction : le souverain pourrait déléguer plusieurs de ses fonctions aux Lords commissaires par lettres patentes validées par cachet en présence des Lords commissaires, le Chancelier apposerait son scellé sans le consentement du roi. Bien qu'une telle action fût illégale, il ne serait pas possible de remettre en cause la validité de ces lettres patentes. Le cachet serait validé devant les membres du tribunal. Le prince Frederick, duc d'York et Albany, second fils de George III dénonça la proposition de William Pitt comme « inconstitutionnelle et illégale ». Néanmoins, les Lords commissaires furent nommés et le Parlement ouvrit la session. En février 1789, par acte, le Conseil de régence autorisa le prince de Galles à agir en tant que prince Régent. Il fut introduit et présenté à la Chambre des Communes, mais avant que la Chambre des Lords eût pu présenter le projet de loi, la santé de George III s'améliora grâce au traitement proposé par le docteur Francis Willis. Le roi confirma la validité des actions des Lords commissaires et le souverain reprit la direction du gouvernement.

Révolution française et Guerres napoléoniennes

La Révolution française et l'entrée en guerre

Après l'amélioration de l'état de santé de George III, sa popularité et celle de son Premier ministre William Pitt furent considérablement accrues aux dépens de Fox et du prince de Galles, qui haïssait son père. L'abolition de la monarchie lors de la Révolution française (21 septembre 1792) inquiéta les propriétaires fonciers britanniques. En 1793, la Grande-Bretagne déclara la guerre à la France révolutionnaire et George III fut le symbole de la résistance britannique. Il accorda à William Pitt l'augmentation des impôts, le recrutement en masse pour le service dans les armées et la suspension du privilège de l'Habeas Corpus dans la préparation de la guerre.

La préparation britannique aussi bonne fut-elle, n'empêcha pas la France de rester la plus forte. La première coalition fut défaite par l'armée révolutionnaire française en 1797. La deuxième coalition fut défaite en 1802. La Grande-Bretagne cessa le combat avec Napoléon Bonaparte. Peu avant, une tentative d'assassinat sur la personne de George III eut lieu le 15 mai 1800. Cette tentative d'assassinat n'était pas motivée par la politique mais plutôt par un fanatisme religieux : James Hardfield tira sur George III dans une ruelle où se situait le théâtre de Drury au moment où était chanté l'hymne God Save the King.

Insurrection irlandaise

Une brève accalmie des hostilités permit à William Pitt de concentrer ses efforts sur l'Irlande où en 1798 un soulèvement eut lieu. La société des Irlandais-Unis provoqua ce soulèvement irlandais, les chefs en furent Wolfe Tone (1763-1798) et lord Edward FitzGerald (1763-1798). Ceux-ci avaient demandé et obtenu la promesse d'une aide de la France révolutionnaire, ce qui pour le Royaume-Uni se révéla extrêmement dangereux. William Pitt comprit très vite qu'il fallait pacifier très rapidement l'Irlande. Une seule manière était envisageable, la protection de l'Irlande contre l'autorité du Parlement de Dublin, où seule une minorité de protestants exprimaient leurs intérêts. Le Parlement britannique vota donc l'Acte d'Union en 1800. Le 1er janvier 1801, l'Irlande fut unie à la Grande-Bretagne, connue depuis sous le nom de Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d'Irlande, ce qui permit à cent députés irlandais de siéger à la Chambre des Communes et à trente-deux Lords irlandais de siéger à la Chambre des Lords à Londres.

Le 1er janvier 1801 George III abandonna la prétention au trône de France, que les souverains anglais et britanniques avaient maintenue depuis Édouard III d'Angleterre. On suggéra à George III d'adopter le titre d'« empereur des Britanniques et des dominions hanovriens », mais il refusa cette proposition. A.G. Stapleton écrivit : « [George III estimait] que sa vraie dignité consistait en son existence connue en Europe et le monde par un style approprié et incontesté appartenant à la Couronne britannique ».

Parmi les éléments figurant dans la politique de William Pitt concernant l'Irlande, le Premier ministre britannique eut pour projet de supprimer certaines incapacités légales frappant les catholiques romains après l'Acte d'Union (émancipation des catholiques irlandais). Mais William Pitt ne put imposer son projet : George III refusa catégoriquement arguant que l'émancipation des catholiques serait une violation de son serment fait le jour de son couronnement, serment qui stipulait le maintien du protestantisme dans le royaume. Est-ce que roi, « j'ai la puissance sur la terre de m'affranchir de l'observance de chaque phrase de ce serment, en particulier celui qui exige de moi de maintenir la religion réformée protestante ? ... Non, non je préférais quémander mon pain à la porte de l'Europe, que consentir à cette mesure. Je peux abandonner ma couronne et me retirer du pouvoir. Je peux quitter mon palais et vivre dans une maison. Je peux poser ma tête sur un billot et perdre ma vie, mais je ne peux casser mon serment ». Confronté au refus du roi d'adopter les réformes religieuses concernant les Irlandais catholiques, William Pitt menaça de démissionner.

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Au fil des gouvernements...

Le 14 mars 1801, William Pitt se retira. Il fut remplacé par Henry Addington (1757-1844), William Pitt demeura en qualité de conseiller privé. Le ministère Addington ne procéda à aucune réforme. Malgré la demande par le peuple d'une action forte en Europe, Henry Addington ne respecta pas ses engagements. En octobre 1801, il signa la paix avec les Français, le 25 mars 1802, il signa le traité de paix d'Amiens.

George III ne considéra jamais la paix avec la France comme une réalité ; pour lui c'était « une expérience ». En mai 1803, les deux nations sont à nouveau en guerre.

En 1804, nouvel accès de la maladie de George III. Après son rétablissement, le roi découvrit la méfiance de l'opinion publique envers son Premier ministre dans la façon de conduire la nation à la guerre. Il rappela William Pitt au poste de Premier ministre. William Pitt désirait nommer Charles James Fox à son ministère, mais George III refusa, le roi détestant Charles James Fox qui avait une influence néfaste sur le prince de Galles. Charles James Fox avait encouragé le prince de Galles à mener une vie extravagante et dépensière. William Wyndham, seigneur de Grenville perçut ce refus comme une injustice à l'égard de Charles James Fox et refusa alors d'entrer au ministère Pitt.

William Pitt concentra tous ses efforts à former une nouvelle coalition avec l'Autriche, la Russie et la Suède. La troisième coalition échoua comme les deux précédentes et s'effondra en 1805. Napoléon Ier préparait l'invasion de la Grande-Bretagne au camp de Boulogne (juillet 1803), mais Horatio Nelson détruisit les flottes françaises et espagnoles à Trafalgar le 21 octobre 1805 et le Royaume-Uni fut sauvé. La lutte contre les armées napoléoniennes eut raison de la santé de William Pitt qui décéda en 1806.

Un cabinet de coalition fut formé (Whigs et Tories) et il fut dirigé par le Premier ministre William Wyndham Grenville (1759-1834). Fox fit partie du ministère Grenville, le roi se montrant dans une certaine mesure conciliant avec lui. Ce ministère ne fut pas très habile avec l'armée, mais montra une certaine adresse avec la marine, à laquelle il donna les moyens de riposter au Blocus continental mis en place par Napoléon Ier le 21 novembre 1806. La flotte britannique détruisit les flottes du Blocus continental à Copenhague (1807), puis elle prit les colonies hollandaises et espagnoles et s'appliqua dans le contrôle des navires neutres. Après la mort de Charles James Fox, George III entra en conflit avec le ministère. Celui-ci soumit au roi la proposition suivante : permettre aux catholiques romains d'accéder à tous les grades de l'armée britannique. Non seulement George III refusa cette proposition, mais il fit rédiger par les membres du ministère Grenville un accord afin que jamais cette mesure ne soit applicable dans le futur. Les ministres acceptèrent de laisser tomber cette mesure, mais refusèrent de se lier à l'avenir.

En 1807, William Cavendish-Bentinck (3e duc de Portland) fut nommé Premier ministre nominal, et il reçut alors l'appui du chancelier des Finances Spencer Perceval. Le Parlement fut dissous, et l'élection suivante apporta à la Chambre des Communes une forte avance à la majorité. Ce ministère Tory de Portland mena la vie dure à Napoléon Ier : les Espagnols s'étant soulevés contre les Français, les Britanniques mirent à profit cette insurrection et débarquèrent au Portugal. Ils poussèrent alors le général Junot à quitter le Portugal.

En 1809, Spencer Perceval fut nommé Premier ministre. Sous ce ministère le Royaume-Uni échoua dans son attaque dirigée contre les Pays-Bas. Arthur Wellesley, victorieux à Talavera en Espagne, fut fait vicomte de Wellington.

Au cours de cette période, George III ne prit aucune décision importante, et en 1810 il sombra complètement dans la folie, son fils aîné devenant régent du royaume.


Sources :
Article Wikipédia et Dictionnaire Napoléon (J. Tulard)

Mis à jour (Samedi, 29 Janvier 2011 12:41)

 

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